La municipalité de Colombes continue d’innover en introduisant une coupure publicitaire audiovisuelle de 11 minutes durant le dernier conseil municipal du jeudi 15 décembre 2005. Cet « événement » s’est produit à l’occasion du débat sur une délibération visant à accepter la participation d’une société privée à des travaux d’aménagement rue d’Estienne d’Orves. Après une courte introduction un long film publicitaire à la gloire de l’aménageur, déjà connu à Colombes pour avoir construit « Les portes de la Défense »,boulevard Charles de Gaulle, fut projeté. Ce long publi-reportage entièrement à la gloire du projet illustre, un projet de bâtiment de bureau idyllique desservi par une nouvelle navette RATP, avec des prestations de services haut de gamme… Mais absolument rien sur l’environnement immédiat de la voirie (alors que c’était le sujet de la délibération !) et encore moins sur Colombes. Un "éden tertiaire en vase clos" en quelque sorte. A l’opposition qui s’en émouvait, en demandant (non sans malice) si le projet d’aménagement de la voirie était celui de la municipalité soutenu par l’aménageur… ou bien le contraire ! Madame le Maire a répondu qu’elle ne savait plus comment faire pour satisfaire l'opposition, dans le style « carrément méchants, jamais contents ». C’est oublier que le Conseil Municipal est un espace public de délibération et qu’il y a là une dérive. L’équité voudrait que l’opposition ait pu préalablement visionner le film voire ait pu en réaliser un avec les mêmes moyens pour y défendre ses opinions.
Il est certes difficile de résister à la puissance financière de ceux qui sont susceptibles d’amener des emplois et de la taxe professionnelle à notre Ville. Encore faudrait-il le faire avec davantage de transparence en disant par exemple que l’aménageur apporterait 1,5 millions d’euros là où la Ville en verserait 7 millions… C’est toujours bon à prendre mais les contribuables ont quelques raisons de se méfier d’une société qui procède comme Eurodisney et dont le siège social est situé au Luxembourg, éden fiscal européen. Dans les couloirs du Conseil, un élu de la majorité s’inquiétait avec moi du "suivisme" municipal en matière d’urbanisme.

Lundi soir, l’association l’

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