Entre minces espoirs et hypocrisies, la querelle des anciens et des modernes ?
Le dernier conseil municipal aurait pu être une fenêtre ouverte sur cette forme nouvelle de gouvernance locale qu’un certain nombre d’entre nous appelle de leurs vœux. Quelle noble devoir que de tenter par tous les moyens de léguer un environnement meilleur aux générations du futur ! Cet objectif, entre autres, me conduit à dialoguer avec des élus de l’actuelle majorité municipale et en particulier un conseiller municipal, Denis BUTAYE.
Grands écarts entre le dire et le faire
Pour les tenants de pratiques politiques dépassées, ces rencontres d’idées sont par essence suspectes. A plusieurs reprises, ces deux dernières semaines, je me suis vu obligé de défendre mes interlocuteurs contre des accusations entièrement injustifiées d’indiscrétions : avant le dernier Conseil municipal, j’avais appris le retour de la « fille prodigue », Corinne FEHR, Maire adjointe, au sein du groupe UMP après une courte idylle avec le groupe « Mieux vivre à Colombes » constitué autour de l’UDF. Je me suis montré discret sur cette « nouvelle » pensant que l’intéressée pourrait changer d’avis. J’avais la naïveté de celui qui avait le souvenir de ses positions indépendantes et gaulliennes, elle qui ne ratait pas une occasion de fustiger le communautarisme des partisans de Nicolas SARKOZY ou de se démarquer des outrances du camp qu’elle vient maintenant de rejoindre. Espérant un hypothétique soutien renforcé pour son projet de réussite éducative avec ce ralliement, elle accepte de rejoindre les rangs du dirigisme local qui s’arque boute sur ces certitudes, le culte du secret et les jeux de grands écarts entre le dire et le faire.
Le partage de la dette
Mais les réalités sont têtues et se jouent des clivages partisans. La majorité actuelle n’a eu de cesse de tempêter contre la précédente qui creusait les déficits. Quand le débat d’orientation budgétaire contient une disposition permettant une ouverture de crédit de 75 millions d’euros qui si elle était utilisée entièrement ramènerait le niveau d’endettement de la ville à un niveau supérieur à celui de 2001, il est permis de s’interroger… Face au matraquage fiscal, deux fausses oppositions : celle du PC d’une part dont la tribune prend ses désirs pour des réalités en annonçant dans sa dernière tribune libre dans Colombes notre ville, le recul de Madame le Maire sur les impôts locaux et celle, d’autre part, de l’UDF qui nous ressort tous les ans les mêmes réserves sur la gestion locale pour finalement voter le budget…
Mettre en accord ses paroles et ses actes au service des colombiens
Mettre en accord ses paroles et ses actes, ne pas tenir des discours différents dans la vie courante et au sein des instances politiques, seraient-ce des idées rétrogrades ? Quelques timides convergences au sein du débat sur le développement durable entre Denis BUTAYE du Parti Radical (cliquer ici pour lire son intervention), et Dominique FRAGER des VERTS, me laisse penser que de temps en temps, à l’arracher, une autre vie démocratique locale est possible. Ils se sont rejoints pour proposer des Assises locales du développement durable, pour réclamer une réflexion sur la nécessité de réfléchir ensemble à un plan global de développement urbain respectant les impératifs écologiques, pour donner à cette préoccupation une représentation politique et créer un service administratif transversal et pour privilégier des normes de Haute Qualité Environnementales pour les constructions futures. Dominique FRAGER et Bernard DESTREM pour le PC ont dû insister, l’un lui rappelant sa promesse, l’autre révélant des négociations, pour faire avouer à Madame Le Maire qu’elle était en pourparlers avec le SIAPP pour la création d’une déchetterie… C’est si dur de concevoir que le bon sens n’a pas de camp!
Pour une nouvelle gouvernance locale
Pour les sujets qui engagent durablement les générations futures (urbanisme, éducation, emploi…), la concertation la plus large devrait devenir incontournable et rassembler autour de la recherche de l’intérêt général dont les politiques doivent redevenir les garants.
La ville n’appartient pas à un clan ou à un autre, fussent-ils majoritaires. La richesse de la ville doit demeurer sa diversité et son équilibre.
Pour respecter cet impératif de développement social durable,
La fiscalité locale doit être modérée et attractive, tant pour les entreprises que pour les contribuables.
Les actions et les associations qui contribuent au « vivre ensemble » doivent être durablement privilégiées,
La dynamique intercommunale doit enfin prendre son essor alors que la législation et la fiscalité nous y incite.
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