Colombes.pense

Samedi 3 décembre 2005 6 03 /12 /2005 02:11
Colombiennes, Colombiens,

Vous qui comme moi avez appris à aimer votre ville pour sa diversité,
 
Vous qui en avez assez de voir votre Ville trop souvent "distinguée" dans les médias au travers de la mise en examen de ses élus, la hauteur de ses impôts locaux, ou comme la plaque tournante de la drogue...

Vous qui pensez que les opposants d'aujourd'hui oublient souvent leur responsabilités d'hier et que les responsables d'aujourd'hui oublient régulièrement leurs engagements passés,

Vous qui croyez que les idées et l'action collective peuvent encore peser dans l'avenir de notre cité,

Vous qui pensez que la démocratie ne s'use que si l'on ne s'en sert pas,

Vous qui partagez les valeurs républicaines en actes,

Ce blog est le vôtre...

Je vous propose ainsi de participer à l'élaboration d'un projet d'avenir ouvert pour répondre aux attentes de la plus large majorité possible des Colombiens, dans le respect de leurs différences.

Alors arrosez vos pensées, plantons les jardins de l'avenir, cueillez mes fleurs, semez mes graines, désherbez sans désherbant chimique svp...

Jean-Philippe ALQUIER

3 décembre 2005


Site en cours de constitution, patience!
Par Jean-Philippe ALQUIER - Publié dans : Colombes.pense
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 3 janvier 2006 2 03 /01 /2006 02:31

En ce début d’année 2006, je vous propose de soigner l’indigestion des vœux que ne vont pas  manquer de vous adresser les décideurs locaux en leur rappelant les quelques vœux présents dans leur programme de 2001.

Parmi les 10 priorités l’équipe de Madame Le maire figuraient :

Défendre la zone pavillonnaire…ceux qui ont vu se construire des résidences dominatrices à proximité de leur pavillons apprécieront, tout comme ceux qui ont vu proliférer, avec beaucoup de liberté pris avec le code de l’urbanisme, de véritables lotissements avec des maisons de plusieurs étages, sur des terrains qui ne comptaient autrefois que un ou deux petits pavillons (lire notamment le journal des ACTIFS d’octobre 2004 page 3),

Revoir la propretéAu Petit Colombes, les dépôts sauvages prolifèrent… Une déchetterie sur Colombes, c’est pour quand ?

Défendre l’environnement… Le tri sélectif dans tous les immeubles c’est pour quand ? Quel avenir pour les circulations douces (piétons et vélos) ? Où en est le développement des jardins familiaux ?

A ces priorités s’ajoutaient des objectifs à moyen terme :

Revaloriser l’image de Colombes… Au lieu de cela : les nombreuses démêlées de certains élus avec la justice, le record durable de la pression fiscale et pas une protestation municipale lorsque TF1 diffuse au 13 heures un reportage sur « Colombes, plaque tournante de la drogue ».

Obtenir une Maison de la justice et du droit… Pas de nouvelle du projet…

Améliorer le stationnement… Le stationnement payant s’étend sans discernement (voir mon article ici)

Créer un réseau de mini-bus… Pour la desserte des Grèves et du Plateau, c’est pour quand ?

Créer une université de la connaissance… Là c’est tellement énorme que ça doit faire peur !

Mettre en œuvre un grand projet pour redonner à Colombes une image de portée nationale… L’avenir pour Colombes ne résiderait–il pas dans plutôt dans une dynamique micro-projets aux dimensions internationales avec une mise en synergie les potentialités de la Ville : entreprises, artisanat, tissu associatif…

La mi-mandat est passée, les vœux demeurent... Des vœux qu’on a de plus en plus de mal à digérer au fur et à mesure des années.

Par Colombes.pense - Publié dans : Colombes.pense
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 26 janvier 2006 4 26 /01 /2006 10:58

J’ai testé pour vous trois cérémonies des vœux et répondre ainsi aux curiosités de ceux qui n’ont pas pu s’y déplacer (Tes voeux sont exaucées, Fabrice). Je continue à me défier des cérémonies des vœux (voir ici mon article et je persiste).

Méthode

J’ai retenu trois critères pour mon palmarès pour obtenir une notation sur 20 :

  1. Les « bonnes résolution 2006 », les propositions et les engagements (10 points) : c’est quand même l’essentiel.
  2. La fréquentation (5 points) : les idées et les engagement s’incarnent à travers des individus et des réseaux.
  3. La collation (5 points) : On y vient aussi pour boire et manger. Pas d’hypocrisie !

Résultats

La cohorte des derniers avec un 0 pointé :
Les invités qui n’invitent pas

Tous ces partis profitent des invitations des autres et ne rendent pas les invitations ! Avec leurs ambitions pour la Ville, le PS et l’UMP sont en particulier les grands absents de cette rentrée.


3ème  avec 09/20
Les vœux des parlementaires PC de Colombes : le classicisme incantatoire

Vendredi dernier, j’étais invité par Jacques BRUNHES, le député de ma circonscription, Michèle FRITSCH, Conseillère générale, sa suppléante et Roland MUZEAU, sénateur des Hauts de seine, au Tapis Rouge (ça ne s’invente pas !).
Jacques BRUNHES a prononcé un discours incantatoire, fustigeant la politique sociale du gouvernement appelant sans surprise au rassemblement des forces de gauche, fort de la victoire du NON au référendum. On est loin du temps où le PC alliait systématiquement revendication et action collective, localement en particulier (2/10 pour les bonnes résolutions 2006).

La mouvance locale de gauche était rassemblée et seul Pierre NICOT, Maire adjoint UMP s’est aventuré en coup de vent avant d’aller au théâtre. Un bon échantillon représentatif de toutes les tendances, mais peu de jeunes et votre serviteur, à plus de 40 ans, je n’en fait plus parti (3,5/5 pour la fréquentation).

Le buffet servi par des maîtres d’hôtel, c’est la classe mais les canapés disparaissent vite et il valait mieux se placer stratégiquement à l’issue du discours (3,5/5 pour la collation).

 

2ème avec 10/20
Les vœux 2006 de Madame le Maire pour le village du Petit-Colombes : le satisfecit de la Reine

Encadré par deux muets, Lionnel RAINFRAY, Maire adjoint pour le quartier du Petit-Colombes et Arnold BAUER, 1er adjoint de plus en plus discret, Madame le Maire a gratifier la foule d’un discours d’autosatisfaction, mais insistant sur les attentions particulières dont le quartier des Grèves va bénéficier cette année (le revers électoral de Madame BARTHE, Maire adjoint du quartier, excusée ce soir-là, et l’activisme de l’association L’ACTIFS voir plus bas n’y sont certainement pas pour rien). Quitte à s’arroger des réalisations de la municipalité précédente ou des avancées impulsées par l’Etat ou la Région (Tramway T1). Après le discours, un film de 10 minutes de propagande avec des Colombiens eux-mêmes tous satisfaits. En annonçant parallèlement que les futurs projets d’aménagement seront discutés avec les habitants, il est permis de douter des futures concertations quand la Reine est persuadée d’avoir raison sur tout (4/10 pour les « bonnes résolutions 2006 »).

La galette offerte par un pâtissier colombien avoisinait la perfection et le service assuré par Lionnel RAINFRAY, un grand moment (4/5 pour la collation)

Le public était clairsemé à cause de procédure d’invitation (il fallait s’inscrire au préalable, même si le jour-même on acceptait tout le monde!) et à cause de la centralité du lieu : la Reine tenait absolument à montrer la rénovation de son château à ses sujets (2/10 pour la fréquentation).

 

LE MEILLEUR CHOIX avec 15,5/20

Les vœux 2006 de L'ACTIFS ,  Action Concertée avec des Tempéraments Inventifs Festifs et Solidaires : des interpellations jusqu’au sommet de la République !

L' ACTIFS ouvrent désormais traditionnellement le bal des vœux colombiens au Centre social et Culturel du Petit-Colombes le premier vendredi de janvier. D’année en année, une majorité grandissante des élus du conseil municipal s’y pressent. Pour la première fois, le Parisien annonçait ce rendez-vous de fin de « trêve des confiseurs » dans ses colonnes. Le quorum était donc réuni pour tenir le premier « conseil municipal informel » de la rentrée ! Il y avait parité entre élus et les adhérents de l’association. Une fois n’est pas coutume, Messieurs et Mesdames les élus, vous êtes invités à venir visiter plus régulièrement le Petit-Colombes (Tu aurais dû venir, Denis) (4/5 pour la fréquentation).

Noël ARCEDIANO, Président de cette association a tenu un discours très résolu mettant en avant le rôle des associations et des acteurs de proximité dans le calme observé en novembre 2005 dans les quartiers, plaidant la nécessité de reconstruire rapidement sur site le collège Henri Dunant, exigeant la mise en œuvre d’un grand projet urbain concerté sur le Petit Colombes et les Grèves. Non sans malice, il a souligné en conclusion qu’il devait déposer prochainement un dossier sur la situation du quartier des Grèves à l’Elysée à la demande du Président de la République qu’il a récemment rencontré (voir ici). Il a annoncé que son association allait multiplier les « activités nouvelles pour se réapproprier les espaces publics » : Galette à l’Ecole Charles Péguy, sorties culturelles avec les famille… Je sais que des rencontres en pied d’immeubles se préparent et que des permanences de solidarité administrative se tiendront au 235 Allende dès le mois de février 2006 et ce n’est pas tout. Madame le Maire a répondu de manière prudente et avec une spontanéité inédite aux attentes exprimées par le Président « HyperACTIFS ». Je vous renvoie à la dernier livraison du journal des ACTIFS sur le lien ici. Thierry LAURENT de la Cave à Théâtre est venu clore ce dialogue original de démocratie participative directe, en annonçant une initiative culturelle mobilisant tous les acteurs professionnels et amateurs du quartier sur le thème des bancs publics (8/10 pour tous les acteurs pour les bonnes résolutions).
Bonne galette avec les sourires et le fourmillement des adhérents serveurs (3,5 pour la collation).

Pour contacter L'ACTIFS
235 rue Salvador Allende à Colombes
01 47 84 88 64
courriel: ami-actifs@wanadoo.fr
site web: http://www.actifs-colombes.org/

Par Colombes.pense - Publié dans : Colombes.pense
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 4 avril 2006 2 04 /04 /2006 01:30
Ceux qui se livrent sur mon blog à des attaques personnelles tirent la politique vers le bas. Je fustige la personnalisation excessive de la politique.  Je déplore qu'à Colombes en particulier les affrontements de personnalités viennent occulter l'indigence du débat d'idées. Les citoyens eux-mêmes ne doivent pas entrer dans ce travers.
Si des personnalités politiques viennent à commettre des erreurs et des fautes, c'est à la Justice et au suffrage universel de les sanctionner. Je suis en particulier excédé de confusion des pouvoirs qu'entretient Madame le Maire au sein de son Conseil Municipal. Quand l'ancien Maire et un de ses anciens adjoints sont relaxés, elle redeveloppe leur réquisitoire lors du dernier conseil...  Comme cela ne suffisait pas, est venu ensuite l'acte d'accusation d'un autre ténor de son opposition qui avait osé poser quelques questions sur la gestion des réseaux informatiques de la Ville!

Je continue à crier:
Dépensez-vous enfin pour faire émerger des pensées pour Colombes!

Et sur mon blog, j'ai décidé de balayer les penseurs paresseux et d'appliquer une censure sensée à ceux qui surpersonnalisent la politique locale en se livrant à des attaques personnelles, d'autant plus déplorables qu'elles ne sont souvent que des copies qui circulent sur d'autres blogs. Ces individus contrairement à ceux et celles qu'ils fustigent, se dissimulent derrière un confortable anonymat, tout en réclamant plus de transparence et d'honnêté dans les moeurs politiques! Halte aux tartufferies de tous ordres!
Par Jean-Philippe ALQUIER - Publié dans : Colombes.pense
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 21 avril 2006 5 21 /04 /2006 15:30
La gauche locale s'est donnée le mot pour occuper nos soirées en cette semaine de rentrée scolaire (voir aussi ici). Il ne manquerait plus que le PC et Les Motivés s'y mettent!
A rebours du conte de fée des affiches municipales qui vantent actuellement le développement durable (de la communication municipale), les Verts de Colombes ouvrent les débats sur les bleus infligés à la planète: désertification sociale, pollution, démocratie artificielle.

Alors que notre ville se déséquilibre gravement à coup de bétonnages immaîtrisés, il y a aussi urgence à participer aux réflexions de ceux qui s'activent pour un développement durable local.

Réunion publique des Verts
Tapis Rouge (5 rue de la Liberté, face à la Mairie)
Mercredi 26 avril 2006 à 20h00.


Par Jean-Philippe ALQUIER - Publié dans : Colombes.pense
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /2007 19:16

Chers lecteurs et lectrices,

je vous ai fait des infidélités. Depuis l'année dernière, je me suis davantage occupé des électeurs et des électrices de Colombes. J'ai soutenu en actes les campagnes du PS local. Au sein d'un collectif, j'ai mis ainsi ma pensée individuelle en action et en responsabilité. Cela ne m'a pas empêché ça ou là de commettre quelques commentaires. J'ai pensé que les enjeux nationaux et locaux méritaient que mon ego passe au second plan.

Aujourd'hui après ces campagnes, j'ai décidé de reprendre le clavier et la souris comme on pars à la campagne, à la montagne, histoire de reprendre de la hauteur... Mais, au risque d'en décevoir certains, je vous proposerais dans ces pages quelques courtes digressions. Loin de moi de vouloir vous empêcher de lire entre les lignes et de traduire ce que vous lirez en langue colombienne... Pour changer sa vie et sa ville, il faut commencer par se poser des questions, non?

Encouragez-moi ou découragez-moi de vos commentaires!

"On ne pense jamais seul" sera mon premier thème.

(A suivre... c'est promis!)

Jean-Philippe ALQUIER

 

Par Jean-Philippe ALQUIER - Publié dans : Colombes.pense
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /2007 00:06
Quelques Colombiens pensent que je serais le prête-nom d'un tel ou d'un autre. Quand on connaît mon caractère imprévisible et impertinent, on ne peut qu'hausser les épaules et en éclater de rire! Je vous livre cependant la réflexion malicieuse que je me suis faite: entrevoir la possibilité pour un autre, est-ce l'envisager aussi pour soi-même, comme commanditaire ou exécutant? Se poser la question du véritable auteur d'un discours lors d'une réunion publique, peut vous permettre d'en tromper l'ennui.

Suis-je pour autant "un pur esprit"? Les pensées de tous ceux qui m'accordent un peu de leur temps me nourrissent, et en particulier lorsque nous ne sommes pas complètement d'accord. Certains y voient de la collusion, de la "collaboration de classe", voire même du "débauchage". J'avoue prendre un malin plaisir à tester ainsi la solidité de mes arguments en les confrontant à des point de vue différents. J'invite mes censeurs à goûter à ce plaisir, la guerre froide est finie. Un bon joueur d'échec sait prévoir les coups de son adversaire. Cet apprentissage implique d'accepter de jouer autrement que contre soi-même ou uniquement avec ses partenaires de club.

Je me méfie particulièrement de ces grands-maîtres auto-proclamés qui dissimulent leur subjectivité à grand renfort de statistiques et de théorie précipitée, vous prédisent des résultats électoraux. Je vous invite à inverser leurs prédictions, vous pourrez prétendre à autant de pertinence... Si ce n'est plus!

Il n'en reste pas moins vrai que ma pensée continue à se nourrir de mes lectures, des cours de mes professeurs, de mes rencontres... Je ne prétends pas détenir la vérité mais dire « ma » vérité. Si j'exerce une influence constructive chez tel ou telle: je suis comblé.

Par Jean-Philippe ALQUIER - Publié dans : Colombes.pense
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 11 juillet 2007 3 11 /07 /2007 01:06

Agir provoque et réveille des résistances. La tentation peut ainsi être grande de ne rien faire en laissant la situation se régler d'elle-même, en "donnant du temps au temps", en "laissant faire, laisser passer"... Cette attitude n'est pas l'apanage de la droite ou de la gauche. Localement, la municipalité précédente a désinvesti la ville, négligeant l'entretien du patrimoine public, oubliant qu'il fallait investir dans l'activité de la ville pour lui permettre d'être socialement généreuse; les successeurs par un renoncement symétrique, cherchent à attirer les investisseurs avec un zèle ostensible, en livrant la ville à leurs appétits, sans le moindre projet de développement équilibré, durable et concerté. Le dirigisme de gauche a accouché d'un autoritarisme de droite. Notre ville a de longue date pratiqué la « triangulation » et le dépassement des clivages idéologiques classiques: la gauche avait excessivement modéré les impôts locaux, la droite sitôt investie, les a brutalement et massivement augmentés, sans les baisser sur la durée. Nous sombrons dans une opposition stérile où chacun devient le miroir de l'autre, dans un conservatisme fataliste et triste.

Il est aussi tentant de renvoyer les miroirs dos à dos pour mieux les briser, d'envisager le salut au centre... Mais pour déterminer le centre de 2 points, il convient de les situer clairement... Ce qui revient à dire qu'il faut une droite et une gauche distinctes pour faire exister le centre. Le paradoxe des centristes est qu'ils se nourrissent des clivages qu'ils dénoncent. Que les frontières s'estompent, quand l'embauche ne craint pas« la débauche », le centrisme produit ses effets et précipite sa chute. La déclinaison locale des figures centristes défie les lois de la géométrie: elle rejoint la majorité de droite à l'infini; elle se distingue par le culte de l'ironie, la critique à la marge (pas assez de démolition, de développement durable...) mais assure la majorité de son indéfectible soutien.

Pour tromper la fatalité, l'hyperactivité est devenue la mode. Il faut se montrer partout, parler beaucoup et surtout faire parler. Le débat démocratique fait les frais de l'hypercommunication et des affrontements passéistes. Chez nous, la première magistrate de la Ville multiplie son portrait dans le journal municipal, profite de la cérémonie des voeux pour annoncer sa candidature à sa réélection, et ne perd pas une occasion pour faire perdurer une logique d'affrontement: attaques personnelles, opacité des processus de décision, choix sélectif des interlocuteurs lors des concertations... Mais pour que le jeu perdure, il faut être 2! Une partie de l'opposition pratique trop souvent l'affrontement systématique, instrumentalise les ressentiments (fait signer des pétitions pour obtenir un débat sur le stationnement mais déserte les bancs du Conseil municipal le jour où la question est enfin portée à l'ordre du jour!), prétend défendre les plus démunis en faisant de la surenchère: qui sera le plus anti-maire, le plus unitaire à gauche... Ce qui unit ces approches politicardes, c'est le fantasme du « complot »: débattre, négocier ouvertement dans l'intérêt commun, c'est déjà être ce « complice » qu'il convient de dénoncer. Dire que ceux qui utilisent de tels procédés sont les premiers à dénoncer les méthodes staliniennes!

Pas d'histoires! Bas les masques « frères ennemis »! 80 % des décisions locales sont votées à l'unanimité du conseil municipal. Ce qui ne veut pas dire que les 20 % restantes ne sont pas déterminantes. Mes discussions avec mes contradicteurs locaux m'ont fait apparaître une ligne d'opposition fondamentale: une prédominance de l'individu pour les uns et du collectif pour les autres. Il en résulte une approche politique dialectique: Les uns souhaitent que des règles collectives strictement limités sécurisent prioritairement l'épanouissement de l'individu, les autres pensent que les règles collectives permettent l'épanouissement harmonieux des individus. La politique locale n'échappe pas à cette différenciation: la majorité actuelle privilégie l'approche au cas par cas, l'initiative privée, le village plutôt que le quartier et la ville, l'opposition insiste davantage sur la globalité, le rôle régulateur de l'action publique, les grands équilibres urbains...


Je pense que cette tension entre les 2 approches est féconde et que des querelles de personnes ou de clans ne peuvent que l'appauvrir. Une ville doit sa richesse à la multiplicité des initiatives individuelles complémentaires. Elle ne peut néanmoins rester indifférente aux fractures économiques et sociales qui la segmentent. C'est ici que l'action politique prend tout son sens.

Par Jean-Philippe ALQUIER - Publié dans : Colombes.pense
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander

Calendrier

Janvier 2010
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus