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Vendredi 21 avril 2006

En France, il n'est guère étonnant que le Front National maintienne sa popularité car les pratiques politiques actuelles continue à crédibiliser ses thèses:

  • Un trop grand nombre d'élus continuent à entretenir des relations paternalistes avec leurs électeurs tandis qu'au sein des entreprises, chaque acteur est de plus en plus responsabilisé

  • La concertation: tout le monde en parle sans la pratiquer vraiment.

  • Le nationalisme économique prompt à réagir quand une entreprise étrangère délocalise son activité et silencieux lorsqu'un fleuron du CAC 40 en fait de même à l'étranger

  • Bon nombre des mesures sécuritaires de son programme sont mises en oeuvre par l'actuel gouvernement

  • La fracture sociale est loin de s'être réduite...

A Colombes, en particulier, les mêmes travers sont observés et risquent de produire les mêmes effets: Madame le Maire délègue fort peu, ne concerte que de façon contrainte, reste fermée à la coopération intercommunale, priorise les options les plus sécuritaires et l'amélioration de la qualité de vie dans les quartiers les plus favorisés.

Mais une raison plus profonde me semble justifier le maintien de l'attrait du Front National pour une bonne partie de nos concitoyens. Tout au long de leur histoire, les français ont eu recours à des hommes providentiels. Sous l'ancien régime un simple contact avec le roi devait suffire à guérir de tous ses maux. Après le bonapartisme, les deux incarnations les plus récentes de ce mythe de l'homme providentiel, furent Pétain et De Gaulle. L'un a rassemblé dans l'expiation de la défaite, l'autre a fédéré par la célébration d'une France ressuscitée et conquérante.

Ce mythe entretient l'attentisme démesurée des citoyens envers leurs représentants. Les politiques eux-mêmes continuent à entretenir ce mythe de toute puissance alors que leur marge de manoeuvre est de plus en plus contrainte. Les échanges et les interactions ne connaissent quasiment plus de frontières, les normes juridiques se décident de plus en plus à l'échelon international... Pour l'avoir négligé en 1981 avec sa relance économique isolée, le gouvernement Mauroy, a bien vite été obligé de faire machine arrière.

A rebours de ce mythe nostalgique, les politiques doivent veiller à au moins à préserver - si ce n'est à la développer - l'attractivité de leurs circonscriptions, pour continuer à disposer des moyens nécessaires pour répondre aux attentes de leurs concitoyens. Dans ce contexte, il est urgent de rompre avec des relations paternalistes où l'attentisme réciproque des citoyens et de leurs représentants est condamné à l'échec. Chacun doit se reconnaître dans des dynamiques fédératrices qui mobiliseraient jusqu'au citoyens les plus modestes. Une des voies pourrait être de proposer un nouveau contrat social qui garantirait à vie à chacun des garanties à vie répondant à ses besoins fondamentaux (un toit, une formation performante, un accès aux soins...) en échange d'une implication continue dans la vie sociale à travers un emploi, une activité associative ou politique... Les politiques sont ainsi conduits à quitter leur rôle de simples représentants pour devenir des animateurs et des coordinateurs de l'ensemble des potentialités de leurs circonscriptions.

Localement, à Colombes en particulier, un contrat municipal entre les habitants et leurs représentants pourrait de même tracer le cadre entre les services publics que la commune devrait assurer uniformément sur l'ensemble de le commune et les domaines où la participation active des citoyens est requise. Utopie solidaire? Je répondrai qu'aucun quartier de notre Ville ne peut raisonnablement bien vivre à long terme s'il ne se préoccupe pas du sort des quartiers périphériques délaissés. Là encore, les révoltes cycliques des banlieues auraient dû accélérer la réflexion.

Il n'en reste pas moins que ces projets devront s'incarner dans des hommes et des femmes de conviction et de charisme, cohérents dans leur propos et leurs actions, soucieux avant tout de l'intérêt général.

par Jean-Philippe ALQUIER publié dans : Démocratie locale
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Vendredi 21 avril 2006
La gauche locale s'est donnée le mot pour occuper nos soirées en cette semaine de rentrée scolaire (voir aussi ici). Il ne manquerait plus que le PC et Les Motivés s'y mettent!
A rebours du conte de fée des affiches municipales qui vantent actuellement le développement durable (de la communication municipale), les Verts de Colombes ouvrent les débats sur les bleus infligés à la planète: désertification sociale, pollution, démocratie artificielle.

Alors que notre ville se déséquilibre gravement à coup de bétonnages immaîtrisés, il y a aussi urgence à participer aux réflexions de ceux qui s'activent pour un développement durable local.

Réunion publique des Verts
Tapis Rouge (5 rue de la Liberté, face à la Mairie)
Mercredi 26 avril 2006 à 20h00.


par Jean-Philippe ALQUIER publié dans : Colombes.pense
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Vendredi 21 avril 2006
A chacun sa méthode, d'autres prennent des mesures et "consultent" après... C'est Pas Eux.

Les militants locaux du PS à l'initiative de Maurice LOBRY, Conseiller régional, ouvre le débat lundi soir prochain à 19h00 à  l'Ecole Maintenon avec une formule "Dossier de l'écran", un film suivi d'un débat.

J'encouragerai cette initiative par ma présence et j'espère que mes lecteurs pourront en faire de même.

A bientôt.
par Jean-Philippe ALQUIER publié dans : Emploi
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Dimanche 9 avril 2006
Le 5 avril dernier, lors d’une réunion publique au gymnase Charles Péguy, Madame le Maire, avec le soutien du Sous-préfet à la ville a confirmé que deux voies nouvelles seraient percées aux abords des Grèves aux fins de les désenclaver (voir mon précédent article sur ce sujet). Le tout à l’horizon fin 2007… Elections obligent !

 Insécurité routière

 L’objectif parait louable. Mais après quelques questions soulevées par le public, il s’avère que les préoccupations sécuritaires l’ont emporté sur la concertation et les demandes des habitants. Madame GOUETA souligne que ce sont les autorités policières qui ont demandé le prolongement de la rue Jules Ferry entre la rue René Léger et la rue Colbert et sa mise à double sens sur cette portion. Cette ouverture facilitera sans aucun doute les interventions policières. Elle ouvrira aussi une voie de délestage qui permettra aux automobilistes venant du centre ville de rejoindre directement le rond point du petit Colombes en ne rencontrant qu’un seul feu rouge (au croisement de la rue de l’Egalité) en empruntant l’avenue Salvador Allende puis la rue jules Ferry dans toute sa longueur. Et ce n’est pas la « caisse de vitesse » aux abords de la crèche dont se joueront les 4X4 qui viendra significativement limiter la délinquance routière qui sévit déjà dans cette rue. Et lorsque Madame le Maire évoque que la mise à double sens de cette rue est à l’étude, les riverains et les parents qui conduisent quotidiennement leurs enfants à l’école Charles Péguy peuvent craindre le pire ! Faute d’une réflexion approfondie et concertée sur un plan global de déplacement urbain, la municipalité va insécuriser la route toute en recherchant à améliorer la sécurité du quartier.

Pour un projet dynamique et concerté

Mon propos rejoint en tout point la critique de « l’urbanisme sécuritaire » municipal et les propositions que développent Denis Butaye, conseiller municipal, dans son blog  : « cette opération manque d'ampleur et risque de frapper à côté. Deux rues, des clôtures et de la pelouse, le projet semble un peu léger face à l'immense attente de ce quartier ». Le réveil de cette cité dortoir passe avant tout par un projet de réactivation concertée du quartier. La encore, il faut parler clair. L’Etat ne financera que le tiers de ces projets. Madame le Maire et Monsieur le Sous-préfet se sont bien gardés de répondre à cette question du montage financier des projets de rénovation alors qu’elle fut posée à 2 reprises !

Les bonnes intentions ne suffisent pas.

 Mes propositions

  •  Créer sur le quartier un marché complémentaire de celui de la Place Aragon
  • Implanter une plate-forme de service public étendue (Mairie, Conseil Général, Région, maison de la médiation et de la justice, CAF, Sécurité sociale, Poste, ANPE…)
  • Développer une université des savoirs solidaires en liaison avec le tissu économique local, l’Université de Nanterre et les établissements scolaires de la Ville
  • Créer une maison de l’apprentissage en liaison avec les entreprises locales et l’éducation nationale
  • Structurer une zone commerciale dans le quartier en intégrant des implantations au cœur des cités Grèves 1 et 2
  • Déléguer au futur Centre Social et Culturel les moyens de développer un programme d’action culturelle et sportive de proximité.
  • La rénovation des cités de doit pas s’arrêter aux portes des immeubles
par Jean-Philippe ALQUIER publié dans : Urbanisme
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Mardi 4 avril 2006
Après sa pétition victorieuse pour obtenir la reconstruction du collège Henri Dunant sur site et 300 signatures en moins d’une semaine, L’ACTIFS renoue avec la réussite de son action pour obtenir la tenue d’une réunion publique sur la rénovation du secteur des Grèves. Cette réunion se déroulera le Mercredi 5 avril 2006 à 20 heures au Gymnase Charles Péguy.

La municipalité devrait annoncer la création de deux voies nouvelles. L’une relierait l’avenue Salvador Allende à la rue Jules Ferry et l’autre prolongerait cette dernière jusqu’à la rue Colbert. Par delà cette volonté de désenclaver ce quartier, un nouveau projet de rénovation globale devrait être prêt… dans 2 mois selon les souhaits de la municipalité! Que d’empressement après tout ce temps perdu! Toutefois, il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Comptons toutefois sur L’ACTIFS et les habitants de ce quartier pour faire de nouveau entendre leurs attentes. Espérons que leur patience ne sera pas de nouveau déçue… Trop de promesses non tenues ont inondé les Grèves…

Lire aussi la ballade des gens malheureux

par Jean-Philippe ALQUIER publié dans : Urbanisme
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Mardi 4 avril 2006
Ainsi que l’avait annoncée la tribune du groupe « Mieux vivre à Colombes » dans le journal municipal de février 2006, la construction d’un nouveau lycée dans le périmètre s’étendant de Courbevoie à Colombes est à l’étude au sein du Conseil Régional.

Je ne partage pas la position de notre Conseiller régional, Maurice LOBRY qui a pris l’initiative isolée de rejeter la construction d’un nouvel établissement sur notre commune lors de la séance du 17 mars dernier (lire ici). Il estime en effet qu’il revient en priorité aux communes de Courbevoie et de la Garenne-Colombes d’accueillir ce nouvel établissement puisqu’elles ont pratiqué des politiques de densification démographique par l’encouragement de programmes immobiliers. De telles politiques ne sont-elles pas également en œuvre au cœur de notre ville ?

Où iront les futurs lycéens de notre ville ? En particulier, ceux qui habiteront dans le dernier espace urbain disponible, derrière le stade Yves du Manoir ? Il serait temps de s’investir dans la réflexion sur des parcours éducatifs tournés vers le présent et l’avenir. L’implantation envisagée au Petit-Colombes, derrière le magasin Conforama, pourrait renforcer l’élan porté par la reconstruction de deux nouveaux collèges, rue des Gros Grès et rue Henri Dunant. Cette future implantation a proximité d’immeubles de bureaux hébergeant des entreprises dynamiques pourrait jeter les bases d’échanges réciproques fructueux. Du collège au Lycée, il s’agirait de briser la logique de ghetto éducatif que les ZEP et la carte scolaire n’est pas parvenue à endiguer, en proposant des parcours éducatifs valorisés et à l’écoute des besoins des entreprises les plus performantes. Par exemple, pourquoi ne pas y proposer l’apprentissage précoce des langues comme le chinois et le japonais ? Pourquoi ne pas se tourner vers les technologies des services (informatique, logistique…) ?

Convenons que de tels enjeux méritent des débats prospectifs ouverts à tous les Colombiens.

Rejoignez mon appel en laissant des messages sur mon blog et en invitant d’autres à en laisser !

par Jean-Philippe ALQUIER publié dans : Education
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Mardi 4 avril 2006
Ceux qui se livrent sur mon blog à des attaques personnelles tirent la politique vers le bas. Je fustige la personnalisation excessive de la politique.  Je déplore qu'à Colombes en particulier les affrontements de personnalités viennent occulter l'indigence du débat d'idées. Les citoyens eux-mêmes ne doivent pas entrer dans ce travers.
Si des personnalités politiques viennent à commettre des erreurs et des fautes, c'est à la Justice et au suffrage universel de les sanctionner. Je suis en particulier excédé de confusion des pouvoirs qu'entretient Madame le Maire au sein de son Conseil Municipal. Quand l'ancien Maire et un de ses anciens adjoints sont relaxés, elle redeveloppe leur réquisitoire lors du dernier conseil...  Comme cela ne suffisait pas, est venu ensuite l'acte d'accusation d'un autre ténor de son opposition qui avait osé poser quelques questions sur la gestion des réseaux informatiques de la Ville!

Je continue à crier:
Dépensez-vous enfin pour faire émerger des pensées pour Colombes!

Et sur mon blog, j'ai décidé de balayer les penseurs paresseux et d'appliquer une censure sensée à ceux qui surpersonnalisent la politique locale en se livrant à des attaques personnelles, d'autant plus déplorables qu'elles ne sont souvent que des copies qui circulent sur d'autres blogs. Ces individus contrairement à ceux et celles qu'ils fustigent, se dissimulent derrière un confortable anonymat, tout en réclamant plus de transparence et d'honnêté dans les moeurs politiques! Halte aux tartufferies de tous ordres!
par Jean-Philippe ALQUIER publié dans : Colombes.pense
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Dimanche 2 avril 2006

Lors du dernier Conseil municipal du 23 mars 2006, à l'occasion du vote du budget le Maire adjoint à la Santé, le Docteur Marcel DE PICCIOTTO a déploré avec insistance l'absence de participation de la Ville de NANTERRE au budget du Centre Municipal de Santé (CMS) de Colombes, depuis le changement de municipalité. Il semblerait qu'à nouveau, les actions du CMS soit remises en question par une partie de la majorité municipale. Dispenser des soins ne fait pas, en effet, légalement partie des « missions essentielles » d'une commune (pas plus que la création d'une police municipale armée d'ailleurs!).

Espérons que le CMS ne fera pas les frais du « recentrage » des actions de la Ville réclamée par le groupe « Mieux vivre à Colombes » réuni autour de l'UDF... Après la fermeture effective du Point d'accueil Solidarité Insertion, la clotûre programmée des « Restos du Coeur », la municipalité continuerait ainsi à lutter contre la précarité... en rendant la vie des précaires encore plus insupportable.



par Jean-Philippe ALQUIER publié dans : Social
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