Repenser Colombes (92)
IMPORTANT: ceux qui confondent penser et proférer des attaques personnelles s'exposent à la censure de l'auteur du site
![]() |
Blog des pensées pour Colombes! |
Agir provoque et réveille des résistances. La tentation peut ainsi être grande de ne rien faire en laissant la situation se régler d'elle-même, en "donnant du temps au temps", en "laissant faire, laisser passer"... Cette attitude n'est pas l'apanage de la droite ou de la gauche. Localement, la municipalité précédente a désinvesti la ville, négligeant l'entretien du patrimoine public, oubliant qu'il fallait investir dans l'activité de la ville pour lui permettre d'être socialement généreuse; les successeurs par un renoncement symétrique, cherchent à attirer les investisseurs avec un zèle ostensible, en livrant la ville à leurs appétits, sans le moindre projet de développement équilibré, durable et concerté. Le dirigisme de gauche a accouché d'un autoritarisme de droite. Notre ville a de longue date pratiqué la « triangulation » et le dépassement des clivages idéologiques classiques: la gauche avait excessivement modéré les impôts locaux, la droite sitôt investie, les a brutalement et massivement augmentés, sans les baisser sur la durée. Nous sombrons dans une opposition stérile où chacun devient le miroir de l'autre, dans un conservatisme fataliste et triste.
Il est aussi tentant de renvoyer les miroirs dos à dos pour mieux les briser, d'envisager le salut au centre... Mais pour déterminer le centre de 2 points, il convient de les situer clairement... Ce qui revient à dire qu'il faut une droite et une gauche distinctes pour faire exister le centre. Le paradoxe des centristes est qu'ils se nourrissent des clivages qu'ils dénoncent. Que les frontières s'estompent, quand l'embauche ne craint pas« la débauche », le centrisme produit ses effets et précipite sa chute. La déclinaison locale des figures centristes défie les lois de la géométrie: elle rejoint la majorité de droite à l'infini; elle se distingue par le culte de l'ironie, la critique à la marge (pas assez de démolition, de développement durable...) mais assure la majorité de son indéfectible soutien.
Pour tromper la fatalité, l'hyperactivité est devenue la mode. Il faut se montrer partout, parler beaucoup et surtout faire parler. Le débat démocratique fait les frais de l'hypercommunication et des affrontements passéistes. Chez nous, la première magistrate de la Ville multiplie son portrait dans le journal municipal, profite de la cérémonie des voeux pour annoncer sa candidature à sa réélection, et ne perd pas une occasion pour faire perdurer une logique d'affrontement: attaques personnelles, opacité des processus de décision, choix sélectif des interlocuteurs lors des concertations... Mais pour que le jeu perdure, il faut être 2! Une partie de l'opposition pratique trop souvent l'affrontement systématique, instrumentalise les ressentiments (fait signer des pétitions pour obtenir un débat sur le stationnement mais déserte les bancs du Conseil municipal le jour où la question est enfin portée à l'ordre du jour!), prétend défendre les plus démunis en faisant de la surenchère: qui sera le plus anti-maire, le plus unitaire à gauche... Ce qui unit ces approches politicardes, c'est le fantasme du « complot »: débattre, négocier ouvertement dans l'intérêt commun, c'est déjà être ce « complice » qu'il convient de dénoncer. Dire que ceux qui utilisent de tels procédés sont les premiers à dénoncer les méthodes staliniennes!
Pas d'histoires! Bas les masques « frères ennemis »! 80 % des décisions locales sont votées à l'unanimité du conseil municipal. Ce qui ne veut pas dire que les 20 % restantes ne sont pas déterminantes. Mes discussions avec mes contradicteurs locaux m'ont fait apparaître une ligne d'opposition fondamentale: une prédominance de l'individu pour les uns et du collectif pour les autres. Il en résulte une approche politique dialectique: Les uns souhaitent que des règles collectives strictement limités sécurisent prioritairement l'épanouissement de l'individu, les autres pensent que les règles collectives permettent l'épanouissement harmonieux des individus. La politique locale n'échappe pas à cette différenciation: la majorité actuelle privilégie l'approche au cas par cas, l'initiative privée, le village plutôt que le quartier et la ville, l'opposition insiste davantage sur la globalité, le rôle régulateur de l'action publique, les grands équilibres urbains...
Je pense que cette tension entre les 2 approches est féconde et que des querelles de personnes ou de clans ne peuvent que l'appauvrir. Une ville doit sa richesse à la multiplicité des initiatives individuelles complémentaires. Elle ne peut néanmoins rester indifférente aux fractures économiques et sociales qui la segmentent. C'est ici que l'action politique prend tout son sens.
autre. Quand on connaît mon caractère imprévisible et impertinent, on ne peut qu'hausser les épaules et en éclater de rire! Je vous livre cependant la réflexion malicieuse que je me suis faite: entrevoir la possibilité pour un autre, est-ce l'envisager aussi pour soi-même, comme commanditaire ou exécutant? Se poser la question du véritable auteur d'un discours lors d'une réunion publique, peut vous permettre d'en tromper l'ennui.
Suis-je pour autant "un pur esprit"? Les pensées de tous ceux qui m'accordent un peu de leur temps me nourrissent, et en particulier lorsque nous ne sommes pas complètement d'accord. Certains y voient de la collusion, de la "collaboration de classe", voire même du "débauchage". J'avoue prendre un malin plaisir à tester ainsi la solidité de mes arguments en les confrontant à des point de vue différents. J'invite mes censeurs à goûter à ce plaisir, la guerre froide est finie. Un bon joueur d'échec sait prévoir les coups de son adversaire. Cet apprentissage implique d'accepter de jouer autrement que contre soi-même ou uniquement avec ses partenaires de club.
Je me méfie particulièrement de ces grands-maîtres auto-proclamés qui dissimulent leur subjectivité à grand renfort de statistiques et de théorie précipitée, vous prédisent des résultats électoraux. Je vous invite à inverser leurs prédictions, vous pourrez prétendre à autant de pertinence... Si ce n'est plus!
Il n'en reste pas moins vrai que ma pensée continue à se nourrir de mes lectures, des cours de mes professeurs, de mes rencontres... Je ne prétends pas détenir la vérité mais dire « ma » vérité. Si j'exerce une influence constructive chez tel ou telle: je suis comblé.
Chers lecteurs et lectrices,
je vous ai fait des infidélités. Depuis l'année dernière, je me suis davantage occupé des électeurs et des électrices de Colombes. J'ai soutenu en actes les campagnes du PS local. Au sein d'un collectif, j'ai mis ainsi ma pensée individuelle en action et en responsabilité. Cela ne m'a pas empêché ça ou là de commettre quelques commentaires. J'ai pensé que les enjeux nationaux et locaux méritaient que mon ego passe au second plan.
Aujourd'hui après ces campagnes, j'ai décidé de reprendre le clavier et la souris comme on pars à la campagne, à la montagne, histoire de reprendre de la hauteur... Mais, au risque d'en décevoir certains, je vous proposerais dans ces pages quelques courtes digressions. Loin de moi de vouloir vous empêcher de lire entre les lignes et de traduire ce que vous lirez en langue colombienne... Pour changer sa vie et sa ville, il faut commencer par se poser des questions, non?
Encouragez-moi ou découragez-moi de vos commentaires!
"On ne pense jamais seul" sera mon premier thème.
(A suivre... c'est promis!)
Jean-Philippe ALQUIER
Ce dimanche, au marché du Petit Colombes, certains observateurs de la vie politique locale ont été consternés de voir qu'un ancien conseiller municipal d'extrême droite, Michel COLIN, distribuait des tracts de l'UMP vantant les mérites de la politique d'immigration de Nicolas SARKOZY. Cette collusion est d'autant plus surprenante que le trombinoscope du site officiel du MNR de Bruno MEGRET précise qu'il est le responsable de la comptabilité de ce parti et qu'il a été élu membre de son conseil national fin 2001.
Il ne faut pas s'étonner de l'apparente discrétion de l'extrême droite à Colombes si les instances dirigeantes de l'UMP locale l'intègre de plus en plus ostensiblement dans leurs propres rangs. La calomnie de ses tracts prétendant que la gauche dans sa totalité propose la « régularisation massive de tous les clandestins » ne lui suffisait pas. Cette nouvelle provocation locale est une nouvelle étape d'une politique qui tend à isoler, chaque jour davantage, chaque individu dans ses peurs.
Le vrai courage politique, la vraie rupture, serait d'oser dire
qu'il serait illusoire et désastreux de fermer nos frontières
que l'immigration est une chance pour une France vieillissante, pour la croissance de son économie et sa richesse culturelle
qu'il serait temps de cesser de prêcher en faveur d'une politique de co-développement et de continuer à compter par les pays les moins généreux des pays prospères
qu'il faudrait répartir le logement social et de réelles possibilités d'accession sociale à la propriété dans toutes les communes, dans tous les quartiers et à Colombes en particulier.
Derrière le beau discours de l'éditorial de Madame le Maire dans la dernière livraison de « Colombes notre ville » célébrant « la vie associative, école de démocratie et de solidarité », des manoeuvres se multiplient pour tenter d'entraver l'action d'associations qui interpellent l'action municipale.
En l'absence de Madame le Maire Madame VIGNON, Maire adjointe peut se féliciter de la réussite du vide-grenier des Grèves qui s'est déroulé dimanche dernier. Elle se garde bien de préciser que sa sécurité, comme celle des exposants et des chalands, et la surveillance des installations du service des fêtes de la mairie est à la charge de l'association L'ACTIFS pendant le déroulement des festivités... Aucune publicité lisible dans l'affichage municipal pour une des principales manifestations de ce genre dans la région, en revanche tous les ans, rappel à l'ordre tous les ans pour le retrait du fléchage que l'association ne peut effectuer que le lendemain. Par dessus le marché, depuis l'an dernier, l'association doit s'acquitter d'une taxe municipale d'un euro par mètre linéaire occupé (700 euros réclamés et payés en 2005)...
A la veille des prochaines des élections, dans chacun des villages de Colombes, des « indépendants » créent ou ambitionnent de créer des associations. Un nouvel habitant du 185 Allende qui a promptement obtenu un logement HLM, chantre de la politique municipale lors de dernière réunion publique tenue aux Grèves pour présenter les projets de rénovation du quartier, impatient de développer des activités pour concurrencer les associations qui représentent déjà les habitants du quartier, s'est vu propulsé membre du jury chargé de choisir le cabinet conseil pour la rénovation du quartier... Dans d'autres quartiers, d'autres personnages zélés qui gravitent autour de la majorité municipale se prennent pour des chefs de projets prodigues de promesses.
De tels agissements apportent un sérieux démenti à la bienveillance généralisée de la municipalité envers le mouvement associatif.
La liberté de création des associations érigé en principe constitutionnel depuis 1971, ne s'est pas accompagnée de garanties suffisantes pour assurer leur liberté de fonctionnement, ainsi que le soulignait Julien GAUTIER, Président de la Ligue des Droits de l'Homme de Colombes-Asnières, en introduction du débat sur l'avenir des associations animé par Yves COSCAS lors du dernier forum des associations. Toute municipalité devrait ainsi garantir un traitement équitable à l'ensemble des associations qui respectent les valeurs républicaines (Liberté, Egalité, Fraternité, Laïcité – On ne les rappelle jamais assez souvent à mon goût). Elle devrait aussi garantir le fonctionnement pérenne d'associations qui assurent très souvent des missions de service public en négociant avec transparence de contrats pluriannuels d'objectifs avec elles et en mettant en place des instances d'évaluations les plus indépendantes possibles. De telles associations participent à la Politique de notre ville dans le sens le plus noble du terme. Même si elles sont parfois dirigées par des Présidents qui ne cachent pas leur engagement politique, elles savent pertinemment que si elle succombaient à un quelconque prosélytisme, elles limiteraient de facto leur capacité d'échange et de rassemblement et se condamneraient à terme.
PS: Dans le prolongement de cet article, j'invite mes lecteurs à lire les propositions de Philippe SARRE, conseiller général et municipal, en cliquant ici.
Dans les différents appareils politiques, la fébrilité se fait sentir. Mais derrière les élections prochaines, présidentielles et législatives en 2007, des enjeux de pouvoir sont en oeuvre. Derrière les derrière les élections présidentielles et législatives, les municipales se profilent...
À droite, madame le maire a mis son veto à la candidature de Corinne FEHR sur la première circonscription législative des Hauts-de-Seine qui regroupe Colombes nord, Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne. Elle a le tort de ne pas aduler Nicolas Sarkozy, son communautarisme et son populisme sécuritaire. Au sein de cette municipalité, les différentes actions de prévention qu'elle souhaite mettre en oeuvre (réussite éducative, insertion des sans-domicile-fixe etc. ) font face à un manque flagrant de volonté politique. Candidate en terre de mission sur cette même circonscription aux précédentes législatives, elle aurait dû être la candidate « naturelle » de l'UMP. Mme Véronique Vignon, adjointe fidèle de Madame le maire lui est pour l'instant préférée. Sur la deuxième circonscription législative, s'étendant sur les communes de Colombes et d'Asnières, Madame le maire brigue la suppléance de Manuel AESCHLIMANN, député-maire sortant. En effet, si Nicolas Sarkozy était élu à la présidence de la république, le premier magistrat d'Asnières pourrait se retrouver ministrable, ce qui aurait pour conséquence pour Nicole GOUETA d'accéder au mandat de député tant attendu. Il semblerait cependant qu'il ne soit pas très enclin à réchauffer les relations jusqu'alors glaciales qu'il entretient avec le premier magistrat de notre ville. Par dépit, Madame le Maire pourrait ainsi se tourner vers l'autre circonscription législative de sa ville. L'UDF présenterait la candidature de Leila LEGHMARA, adjointe aux affaires scolaires, sur la première circonscription, et Bruno GOUALLOU, adjoint à la jeunesse, sur le deuxième. Il semblerait qu'au sein de l'UDF la candidature de Bruno GOUALLOU ne fasse pas l'unanimité. Il serait jugé trop « parisien », se comportant comme « un notable », selon certains militants de l'UDF qui entendent changer la direction locale de ce parti dans la perspective des municipales. En résumé, lorsque l'on veut se présenter sur une liste de droite à Colombes, aux vues des procédures « démocratiques » de désignation, il vaut mieux mener une campagne d'appareils que de labourer quotidiennement le terrain des quartiers de la ville.
A gauche, le parti socialiste a désigné ses deux candidats, sans cacher ses ambitions de reconquête de la ville. Sur la première circonscription, Philippe SARRE, conseiller général et municipal, tentera de réunir la plus large quantité de suffrages dans un scrutin qui devrait rester favorable à l'implantation du parti communiste. Michèle ETCHEBERRY, conseillère municipale, aura la même mission face à Manuel AESCHLIMANN. Tout en respectant la parité, la fédération PS 92 veut réaliser à travers les futures législatives un sondage grandeur nature sur Colombes, à la veille des élections municipales. Les candidatures des autres sections se sont inclinées devant cette perspective. Il est par ailleurs évident qu'un bon résultat de l'un ou l'autre des candidats du PS pourrait légitimer leur candidature à conduire la liste de ce parti aux municipales... même si Maurice LOBRY, conseiller régional et municipal, a d'ores et déjà annoncé ses ambitions municipales depuis 2004. Il semblerait que le candidat sortant du PC, Jacques BRUNHES ne se représenterait pas et qu'il laisserait sa place à Roland MUZEAU, sénateur.
Dans la perspective de se mettre en ordre de bataille, les partis locaux mènent campagne avec un zèle plus ou moins heureux pour renforcer leurs troupes. Les campagnes d'adhésion par Internet ou par SMS lancée par le PS et l'UMP, semblent être localement couronnées de succès. Elles rendent d'autant plus condamnables les pressions exercées çà et là par quelques militants isolés, pour enrôler tel ou tel de nos concitoyens, à la faveur de promesses de règlement de leur situation précaire.
Rien ne sera pour autant vraiment clarifié avant le résultat des élections présidentielles; des alliances sont en effet envisageables à l'issue de ce scrutin déterminant: suite des accords nationaux, la gauche pourrait notamment s'accorder sur sur des candidatures uniques dans telle ou telle circonscription. Aux municipales, sans avoir besoin se faire de grands sondages, seul un candidat ou une candidate, susceptible à gauche de rassembler au-delà de son camp, comme l'avait réussi à le faire Dominique FRELAUT, pendant 36 ans, sera capable d'offrir une alternance crédible à l'actuelle municipalité. Actuellement, dans l'ensemble des quartiers de notre ville, un seul candidat correspondant à ce profil agite les esprits: Philippe SARRE. Il est le seul candidat potentiel - à défaut de s'être déclaré - à se revendiquer ouvertement social-démocrate et à ainsi porter les espoirs de ceux qui veulent vivre dans une ville durablement harmonieuse et dynamiquement équilibrée.
Sortie de son journal en couleur, création d’une permanence de défense des habitants, ouverture d’un blog de consultation et d’information, diffusion prochaine de propositions pour la rénovation du quartier des Grèves… L’ACTIFS (Association de Colombiens au Tempérament Inventif, Festif et Solidaire) fait « feu de tout bois » en ce mois de mai pour faire bouger un des quartiers les plus délaissé de Colombes.
Parce que pour reconstruire une ville dans la durée, il faut n’avoir de cesse de décloisonner les esprits et les peurs…
La FCPE du groupe scolaire Tour d'Auvergne organise un vide grenier dans la cour de l'école le dimanche 14 mai de 8h à 18h. Une animation musicale et des démonstrations de gymnastique viendront agrémenter cette journée. Les bénéfices des emplacements et de la restauration seront reversés au groupe scolaire pour participer au financement des classes transplantées et d’autres actions éducatives.
En France, il n'est guère étonnant que le Front National maintienne sa popularité car les pratiques politiques actuelles continue à crédibiliser ses thèses:
Un trop grand nombre d'élus continuent à entretenir des relations paternalistes avec leurs électeurs tandis qu'au sein des entreprises, chaque acteur est de plus en plus responsabilisé
La concertation: tout le monde en parle sans la pratiquer vraiment.
Le nationalisme économique prompt à réagir quand une entreprise étrangère délocalise son activité et silencieux lorsqu'un fleuron du CAC 40 en fait de même à l'étranger
Bon nombre des mesures sécuritaires de son programme sont mises en oeuvre par l'actuel gouvernement
La fracture sociale est loin de s'être réduite...
A Colombes, en particulier, les mêmes travers sont observés et risquent de produire les mêmes effets: Madame le Maire délègue fort peu, ne concerte que de façon contrainte, reste fermée à la coopération intercommunale, priorise les options les plus sécuritaires et l'amélioration de la qualité de vie dans les quartiers les plus favorisés.
Mais une raison plus profonde me semble justifier le maintien de l'attrait du Front National pour une bonne partie de nos concitoyens. Tout au long de leur histoire, les français ont eu recours à des hommes providentiels. Sous l'ancien régime un simple contact avec le roi devait suffire à guérir de tous ses maux. Après le bonapartisme, les deux incarnations les plus récentes de ce mythe de l'homme providentiel, furent Pétain et De Gaulle. L'un a rassemblé dans l'expiation de la défaite, l'autre a fédéré par la célébration d'une France ressuscitée et conquérante.
Ce mythe entretient l'attentisme démesurée des citoyens envers leurs représentants. Les politiques eux-mêmes continuent à entretenir ce mythe de toute puissance alors que leur marge de manoeuvre est de plus en plus contrainte. Les échanges et les interactions ne connaissent quasiment plus de frontières, les normes juridiques se décident de plus en plus à l'échelon international... Pour l'avoir négligé en 1981 avec sa relance économique isolée, le gouvernement Mauroy, a bien vite été obligé de faire machine arrière.
A rebours de ce mythe nostalgique, les politiques doivent veiller à au moins à préserver - si ce n'est à la développer - l'attractivité de leurs circonscriptions, pour continuer à disposer des moyens nécessaires pour répondre aux attentes de leurs concitoyens. Dans ce contexte, il est urgent de rompre avec des relations paternalistes où l'attentisme réciproque des citoyens et de leurs représentants est condamné à l'échec. Chacun doit se reconnaître dans des dynamiques fédératrices qui mobiliseraient jusqu'au citoyens les plus modestes. Une des voies pourrait être de proposer un nouveau contrat social qui garantirait à vie à chacun des garanties à vie répondant à ses besoins fondamentaux (un toit, une formation performante, un accès aux soins...) en échange d'une implication continue dans la vie sociale à travers un emploi, une activité associative ou politique... Les politiques sont ainsi conduits à quitter leur rôle de simples représentants pour devenir des animateurs et des coordinateurs de l'ensemble des potentialités de leurs circonscriptions.
Localement, à Colombes en particulier, un contrat municipal entre les habitants et leurs représentants pourrait de même tracer le cadre entre les services publics que la commune devrait assurer uniformément sur l'ensemble de le commune et les domaines où la participation active des citoyens est requise. Utopie solidaire? Je répondrai qu'aucun quartier de notre Ville ne peut raisonnablement bien vivre à long terme s'il ne se préoccupe pas du sort des quartiers périphériques délaissés. Là encore, les révoltes cycliques des banlieues auraient dû accélérer la réflexion.
Il n'en reste pas moins que ces projets devront s'incarner dans des hommes et des femmes de conviction et de charisme, cohérents dans leur propos et leurs actions, soucieux avant tout de l'intérêt général.
La gauche locale s'est donnée le mot pour occuper nos soirées en cette semaine de rentrée scolaire (voir aussi ici). Il ne manquerait plus que le PC et Les Motivés s'y mettent!| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Commentaires